Bonjour

Tu cherches et, c'est ici, chez toi, que tu peux trouver
Trouver quoi, trouver qui ?
Te trouver tout simplement, avec tes paradoxes (ta lumière et tes ombres)
Découvre paisiblement à travers ces textes
Qui tu es   et   Où tu es

dimanche 4 février 2018

Bien ou Mal ? Va où ton coeur te mène

Beaucoup d'entre nous se questionnent: "Qui suis-je? Où est ma place? Comment faire (pour bien faire)? Ai-je raison dans mes choix? Comment atteindre mon but?"
Et ces questions sont tout à fait légitimes, normales.
Tôt ou tard, chacun d'entre nous sommes amenés à nous les poser.
Cette incertitude, ce manque de confiance, doivent être liés au fait qu'on nous a enseigné des réponses toute faites (sois sage! travailleur!), qu'on nous a attribué des rôles (notamment de responsabilité intrafamiliale) et, qu'à un moment donné, ces rôles, ces costumes, sont devenus trop étriqués, ils ne nous conviennent plus comme avant.
Nous avons l'impression de ne plus savoir jouer ces rôles appris. Ils ne sont plus en harmonie avec ce que nous ressentons à l'intérieur de nous. Ce n'est pas ce que nous aimerions vivre. Il y a comme une discordance!

Faisons un peu d'histoire pour nous aider à nous situer :
Il y a quelques décennies, notre société européenne était  très structurée : la place de chacun y était déterminée par exemple celle des hommes et celle des femmes.
C'était un peu comme dans une chorale où il y a les basses et les sopranos, sans oublier les ténors et les altos. Chacun trouvait, ou on lui attribuait une place, un rôle, qu'il avait à bien remplir sans se poser trop de questions. Chacun avait à se perfectionner dans ce rôle et ainsi, devenir très performant (c'est ce que la société attendait de lui).
La récompense était d'être heureux, d'avoir bien rempli sa tâche de père ou de mère de famille, d'enfants ou d'ingénieur ou de bonne secrétaire et cetera et cetera...et donc d'être bien considéré.
Aujourd'hui c'est plus compliqué: ces structures qui ont édifié notre société, qui l'ont rendue florissante pendant un temps, ces "vérités-toutes-faites" sont bouleversées et le champs des possibles s'est vraiment élargi.
C'est sans doute une des raisons pour laquelle beaucoup d'entre nous sont en questionnement quant à leur place, à leur rôle et à la fidélité qu'ils ont à leur attribuer.
Il y a aussi la règle de la loyauté vis-à-vis de nos parents et grands parents, des valeurs qu'ils ont vécues, transmises.


Si nous voulons trouver notre chemin personnel, il va être important de dépasser -sans les rejeter (l'arbre ne rejette pas ses racines) - ces notions que nous avons reçues dans notre enfance, à travers notre éducation et dans les premiers temps de notre vie sociale et professionnelle.
Faisons la comparaison avec l'école. C'est là que nous avons appris à lire et à écrire chacune des lettres de notre alphabet, en faisant des lignes de A, de B...
Cet apprentissage indispensable nous a permis par la suite, de recopier des textes, de lire des livres, des journaux, d'avoir des contacts avec ceux qui s'exprimaient dans cet alphabet.
N'en restons pas là!  Ces bases apprises nous servent à nous exprimer de plus en plus librement, à communiquer, à transmettre le fond de nous-même à travers de la poésie ou des lettres, des articles.
Elle est passée l'heure de la reproduction, de la calligraphie ou du "bien écrire sagement" nos textes appris par cœur, et le temps est venu de nous exprimer, c'est-à-dire de faire sortir de nous. Et cette expression peut se faire dans chacun des domaines de notre existence, non seulement dans l'expression mais aussi dans l'action et notamment dans nos relations avec les autres.
Nous pouvons bien sûr faire sortir de nous, exprimer, ce qui a été introduit en nous à travers l'éducation, à travers la formation, et ainsi, écrire de belles phrases en calligraphie. Nous pouvons reproduire les modèles qui nous ont été transmis... mais est-ce vraiment cela notre vie, du copié-collé? Est-ce vraiment notre chemin ou le chemin que d'autres avaient rêvé, tracé pour nous sans doute avec beaucoup d'amour ("J'ai tout fait pour toi")?
Pour ma part,  je crois plutôt que c'est grâce à ces apprentissages, ces modèles, que nous pourrons ensuite dire et réaliser qui nous sommes, apporter notre authenticité.
Bien sûr nous pouvons reproduire les modèles appris et cette fois en nous les appropriant, en les faisant nôtres.
Le voici arrivé le moment du rendez-vous avec nous-même, le moment où nous faisons nos choix, ces choix -en vérité-, en respect de nous-même. Ces choix ne sont plus téléguidés par la notion du bien et du mal, ces balises qui nous ont été inculquées pour notre sauvegarde bien sûr et pour le respect de ceux qui nous entourent (et c'était bien ainsi).

Comment, me direz-vous, oser avancer dans ce terrain où il n'y a plus de balise, où il n'y a plus cet extérieur qui nous guide avec ces panneaux "Bien/Mal, Positif/Négatif", cet extérieur qui nous dicte nos comportements? Oui, nous oserons avancer dans ce terrain-là car, c'est dans notre intérieur que se trouve la boussole qui est notre référence, qui nous oriente toujours dans la bonne direction. Cette direction c'est la Paix intérieure, la paix que je trouve derrière chacun de mes choix même si, au départ, ces choix m'inquiètent ou même, me stressent. Si mon choix réalisé dans une parole, une action, m'apporte un ressenti paisible, alors je sais que je suis sur ma route, celle qui mène à mon authenticité.

"Va où ton cœur te mène", me donne la possibilité de ne plus être directement dépendant du monde extérieur, de ses jugements.
Je peux ne plus considérer les choses sous cet angle-là, le jugement des autres, mais bien par rapport à ma boussole: simplement si la réponse que j'ai donnée me procure cette paix. Bien évidemment, cette nouvelle façon de choisir (à partir de mon intérieur, de mon ressenti de vérité et de respect de moi, et non plus à partir de la peur du jugement des autres) ne va pas faire que les autres ne vont pas porter de jugement sur moi, sur mes attitudes, sur mes comportements.
C'est ici que je vais introduire, comme en mathématique, la preuve par 9 pour voir si l'opération est correcte et juste. C'est ici que vais observer si je suis encore dépendant, si je suis encore ému par les avis, par les jugements des autres, ou si j'en prends seulement connaissance à titre d'information.
C'est aussi ici que je constate si je laisse aux autres la liberté de penser, d'agir autrement que moi, en un mot : si je les respecte.





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