Bonjour

Tu cherches et, c'est ici, chez toi, que tu peux trouver
Trouver quoi, trouver qui ?
Te trouver tout simplement, avec tes paradoxes (ta lumière et tes ombres)
Découvre paisiblement à travers ces textes
Qui tu es   et   Où tu es

dimanche 4 mars 2018

Tu cherches aussi ton équilibre?




Nous sommes nombreux à chercher l'équilibre dans nos vies agitées car nous sommes souvent comme aspirés par toutes nos (pré)occupations et aussi nos projets.

Cet équilibre, certains le cherchent dans une organisation précise de leur vie, d'autres à travers des lectures spirituelles, d'autres encore à travers des activités sportives, sociales ou culturelles.
En fait, nous le cherchons tous, je crois, à l'intérieur de nos couples et de nos familles.
Cet équilibre pourtant est tout d'abord un équilibre physiologique qui va se répercuter sur notre équilibre émotionnel, relationnel et même psychique.
Je vous invite aujourd'hui à me suivre dans une approche toute pragmatique de l'équilibre.
Considérons la notion d' équilibre suivant le schéma de Durkheim, philosophe allemand.

Ce dernier présente l' être humain schématiquement, comme une plante, qui a une sommité fleurie, une tige avec son feuillage et ensuite ses racines.
Dans son raisonnement, Durkheim nous présente

 



->la sommité fleurie comme étant la tête avec le mental,
 ->la partie centrale -la tige et les feuilles- étant l'émotionnel, le relationnel et la volonté
->et enfin, les racines qu'il situe dans le bassin, les tripes.

 
Suivant cet éclairage, nous pouvons considérer que, dans la mesure où vous êtes essentiellement dans votre cérébral, ou de façon excessive dans votre émotionnel, et donc insuffisamment enraciné dans vos tripes (dans votre ressenti profond), tôt ou tard vous perdrez plus ou moins lourdement votre équilibre.
Il s'avère donc précieux, pour qui cherche à travailler et améliorer son équilibre, de veiller à développer son cérébral (curiosité, éveil, connaissances), ainsi que son émotionnel (laisser vibrer son cœur) et d' enraciner ces valeurs humanistes dans le ressenti profond, dans le bassin, dans les tripes.

Ceci se travaille de façon très pragmatique avec la respiration.
En effet, dans la mesure où ma respiration est courte, superficielle et qu'elle se passe au niveau claviculaire ou thoracique, je n'aurai guère d'équilibre.
Si vous souhaitez, comme le cavalier, travailler votre "assiette", comme les Japonais trouver votre hara, vous placerez votre respiration dans l'abdomen grâce au travail du diaphragme. Votre souffle sera dès lors plus lent, profond, souple et rejoindra cet espace dans le bassin: votre centre vital.
Plaçant simplement votre centre de gravité plus bas, vous aurez de ce fait un meilleur équilibre, une bonne assiette.

Restons pratiques et abordons maintenant l'équilibre sur un pied.
Mettez-vous debout et tenez vous sur un seul pied. Auparavant, vous allez imaginer que cette vasque, c'est-à-dire votre bassin, dans laquelle s'enracine votre colonne vertébrale, est bien en équilibre sur les deux piliers que sont les jambes.
Visualisez une balance en dessous de chacun de vos pieds légèrement écartés: chaque balance indique donc la moitié de votre poids.
Déplacez maintenant votre centre de gravité pour amener celui-ci au-dessus de votre pied gauche, visualisez la balance sous le pied gauche, qui prend progressivement toute la charge, alors que la balance sous le pied droit arrive progressivement à zéro.
A ce moment, vous êtes sur une ligne -de votre pied gauche vers votre bassin jusqu'au sommet de la tête- et, vous pouvez percevoir que votre jambe droite est quasiment vide, elle n'a plus de poids. Vous pouvez dès lors la détacher du sol et vous voilà en équilibre sur un seul pied.
Afin d'avoir votre centre de gravité relativement bas, vous avez laissé les bras ballant, très détendus, et votre respiration abdominale est souple.

Vous voilà donc comme un un trait d'union entre le ciel et la terre: une sorte de passage à travers votre corps d'une énergie qui va du ciel vers la terre et de la terre vers le ciel. Vous entrez en équilibre, il habite chez vous à sa place.
Toute peur excessive ou récurrente, toute émotion trop importante comme la colère, ou encore toute préoccupation obsédante va automatiquement vous déséquilibrer.



Travaillez cette équilibre concrètement : enfilez vos chaussettes ou votre pantalon sans vous appuyer à quoi que ce soit (simplement en plaçant votre respiration dans le ventre et en allégeant le pied qui se lève). Ne négligez pas cet aspect pragmatique, pratique, très peu spirituel mais  plutôt matériel.
Si vous éprouvez des difficultés, c'est que ce travail est d'autant plus important pour vous.
Arrêtez de rêver et de vous croire en équilibre si vous n'êtes pas centré.
Soyez patient, persévérez et bientôt, vous découvrirez que cet équilibre physique va déteindre et s'installer dans tous les domaines de votre existence.

Prenons un exemple pour terminer. J'ai de l'appréhension à rencontrer telle personne. Suivant le schéma de Durkheim, j'ai donc placé mon centre de gravité trop haut. Grâce à ma respiration abdominale, je vais alors le faire redescendre, me sentir bien en appui sur mes pieds, déposé dans mon bassin, bien dans mes tripes.
La peur n'a plus sa place chez moi, je suis en équilibre, bien dans ma respiration abdominale et dès lors je suis prêt à rencontrer cette personne et bien gérer la rencontre.

Attention, c'est comme en vélo: notre équilibre n'est jamais acquis une fois pour toutes, c'est un jeu, une recherche.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire